Les danses traditionnelles comoriennes

L'arrivée des danses modernes a beaucoup bousculé nos danses traditionnelles, et ce dans de nombreux pays. Les Comores n'y ont pas échappé. Par contre, la culture traditionnelle participe énormément au développement économique et social d'un pays. Cela ne voudrait pas dire qu'il faut jeter la pierre sur le modèle occidental, mais qu'il faut être moderne sans pour autant oublier ses traditions.

Les danses comoriennes sont délaissées

Nombreux sont les jeunes comoriens qui s'intéressent plus à la culture occidentale qu'à celle laissée par leurs ancêtres. Ils considèrent ces pratiques comme étant obsolètes ou démodées. Les pratiques musicales patrimoniales sont ainsi délaissées, leurs yeux sont tournés vers l'extérieur. Éric Asmahane et Aïcha Duval, danseurs comoriens professionnels depuis près de 10 ans, le confirment : "Même si elles sont négligées par la population juvénile, les danses comoriennes font partie intégrante de la culture comorienne".

 

 

Quelques danses comoriennes

D'Igwadou au Sambe en passant par Biyaya, voici quelques danses qui font partie du patrimoine culturel des Comores :

 

 

Igwadou
Cette danse comorienne remonte à la période esclavagiste. En effet, pour apaiser leur souffrance et ne plus penser aux afflictions dont ils étaient victimes, les esclaves profitaient des rares moments de liberté pour esquisser ces pas de danse. Cette dernière est généralement pratiquée dans le nord de la Grande Comore.

eric duval comores

Les danseuses de la trouve Duval aux Comores

 

Biyaya
Le biyaya est une danse qui était pratiquée par différentes tranches de travail. Au niveau des pêches par exemple, elle est dansée après leur retour. Ces derniers saisissaient un gros poisson qu'ils encerclaient afin d'exécuter la danse en guide de célébration.

 

Sambe et Shigoma

Ces deux danses symbolisent l'expression d'amour, de joie et de convivialité. Les rythmes et les pas de danse se font dans une hiérarchie et un ordre donné. Ce sont les danses les plus pratiquées par les Comoriens pendant les mariages ainsi que les fêtes d'indépendance. Cependant, le Shigoma est considéré un peu comme une danse masculine au cours de laquelle les hommes portent leurs plus beaux vêtements et chaussures pour interpréter cette danse.

 

Les danses comoriennes sont suffisamment riches et permettent à cette partie du globe terrestre d'exprimer sa culture. Mais, ce patrimoine traditionnel est aujourd'hui menacé à cause de l'arrivée des danses modernes.

 

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